Depuis ce matin, toutes les entreprises françaises doivent être en mesure de recevoir leurs factures au format électronique. L'échéance dont on parle depuis des mois n'est plus devant nous : elle est derrière.
Il y a quelques jours, je vous écrivais de ne surtout pas vous engager dans l'urgence. Le conseil n'a pas bougé d'une virgule aujourd'hui ; c'est le calendrier qui a bougé. Alors faisons le point tranquillement : ce qui change réellement depuis ce matin, ce qui ne change pas du tout, et ce qu'il vous reste à faire si vous n'avez encore rien fait.
Ce qui change vraiment depuis ce matin
Deux choses. Pas une de plus.
Les grandes entreprises et les ETI (entreprises de taille intermédiaire) émettent désormais leurs factures au format électronique. C'est leur obligation à elles, et elle démarre aujourd'hui. Concrètement : votre opérateur télécom, votre fournisseur d'énergie, votre assureur professionnel, votre fournisseur de matériel de bureau — leurs factures ne vont plus vous arriver comme avant. Elles passeront par les tuyaux officiels de la réforme, les Plateformes agréées (PA), des opérateurs certifiés par l'administration.
Et pour que ces factures arrivent quelque part, encore faut-il que votre entreprise soit répertoriée. Chaque entreprise figure dans un annuaire officiel, tenu par le Portail public de facturation (PPF), qui indique quelle Plateforme agréée est chargée de recevoir ses factures. Tant que la vôtre n'y est pas raccordée, ces factures n'ont, littéralement, nulle part où atterrir. Voilà l'obligation de réception, en entier. Rien d'autre.
Ce qui ne change pas
Beaucoup plus de choses, en réalité.
- Votre façon de facturer vos clients ne bouge pas d'un millimètre. L'émission au format électronique ne devient obligatoire pour les TPE/PME (Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises) qu'au 1er septembre 2027. Tableur, traitement de texte, l'outil que vous utilisez depuis dix ans : vous continuez exactement pareil. Vous avez un an devant vous.
- Vos petits fournisseurs continuent de vous envoyer leurs PDF par email, comme hier. Eux aussi ont jusqu'en 2027. Vos factures d'achats ne vont pas basculer d'un bloc : ça se fera progressivement, en commençant par les plus gros.
- Vous n'avez toujours pas à choisir un logiciel de facturation aujourd'hui. C'était tout le sujet de mon article précédent, et l'entrée en vigueur ne le rend pas moins vrai — au contraire. Régler la réception ne vous engage sur rien pour 2027.
- Il n'y a pas de logiciel à installer, pas de migration, pas de projet informatique à mener. On parle d'un raccordement, pas d'un déménagement.
Et si je ne suis pas encore en règle ?
Vous n'êtes pas seul, et ce n'est pas un drame. Se mettre en conformité pour la réception, ce n'est pas un chantier : c'est une inscription, le raccordement de votre entreprise à une Plateforme agréée, et votre adresse apparaît dans l'annuaire. Vos fournisseurs savent alors où adresser leurs factures, sans aucune démarche supplémentaire de votre part.
Chez notafacto, ça se compte en minutes, et la réception est active dès votre paiement : vous recevez ensuite vos factures en PDF lisible, par email, sans avoir à vous connecter où que ce soit. D'autres acteurs font ça très bien également ; ce qui compte aujourd'hui, c'est que ce soit fait.
Et si votre question est plus simple encore — « est-ce que je suis vraiment concerné ? », à quelques exceptions près la réponse est oui —, le petit questionnaire est là pour ça.
Bref : l'obligation est là, elle est réelle, mais elle est étroite. Recevoir. C'est tout. Et si ce n'est pas encore fait, avec notafacto, c'est une affaire de minutes.